Source : AFP
Cette fin de semaine, un forum régional sur la gestion des baleines réunissant plusieurs ONG et entreprises du secteur du tourisme d'amérique latine se tient à La Pedrera (Uruguay).
L'ensemble des participants veut peser fortement lors de la prochaine réunion de la Commission baleinière internationale qui se tiendra en mai. Cette prise de conscience fait suite à la majorité levée par le Japon et ses alliés en faveur de la reprise de la chasse commerciale lors de la réunion de la CBI en 2006.
Les participants ont réaffirmé leur soutien à la "déclaration de Buenos Aires", une motion lancée en novembre 2005 en faveur du maintien du moratoire international sur la chasse commerciale des baleines en vigueur depuis 1986. Cette motion plaide pour le tourisme d'observation des cétacés ou encore la recherche scientifique n'entraînant pas la mort de l'animal.
Selon l'organisateur du forum, Rodrigo Garcia, "il y a une majorité de pays en Amérique latine qui sont en faveur de la conservation des baleines". Cet avis est relayé par de nombreux participants : d'après Erich Hoyt, expert américain auprès de la Société de conservation des baleines et dauphins, le tourisme d'observation des baleines représente 12 et 15 millions de personnes pour un revenu de l'ordre d'1,5 milliards de dollars. 61% de ce chiffre d'affaire est réalisé dans l'hémisphère nord, ce qui signifie une possibilité de progression prodigieuse pour les pays d'Amérique latine, et par là un développement considérable pour cette région.
Mme Beatriz Bugeda -directrice pour l'Amérique latine du Fond international pour la protection des animaux, une ONG dotée du statut consultatif spécial auprès de l'ONU - considère que "la baleine vaut davantage vivante que morte". "Une des alternatives envisagées comme option à la chasse commerciale est justement le développement d'une industrie de l'observation des cétacés", alternative qui présente de nombreux avantages pour les populations côtières.